Satellite: les offres d'accès
bidirectionnel
Il n'est désormais plus nécessaire de se
connecter à une prise téléphonique pour goûter aux joies du satellite.
Une révolution : jusqu'à peu, les satellites étaient " sourds
" car conçus pour envoyer des informations vers la Terre, mais
incapables d'en recevoir depuis une parabole classique.
Résultat : les PME recevaient leurs mails par satellite et les envoyaient
par voie terrestre…
Mais la donne a changé : les offres
bidirectionnelles (Two Ways) ont envahi le marché (voir notre
comparatif). Que vaut le satellite par rapport aux technologies
concurrentes ? On peut citer deux atouts : il permet de se
connecter en haut débit sans limitation du traffic ; et il est
accessible, surtout, depuis n'importe quel endroit de la France.
La qualité de service du satellite est
comparable à celle de l'ADSL : elle dépasse en moyenne les 99,5 % de
disponibilité. Le satellite ne cède du terrain que dans les conditions
extrêmes - grêle, neige très abondante et pluie exceptionnellement
dense. Toutefois, les entreprises qui ont besoin d'une qualité de service
irréprochable auront intérêt à investir dans une garantie de service -
éventuellement sanctionnée par des pénalités en cas de non respect. La
facture s'alourdira en conséquence.
Au chapitre des défauts du satellite, les
temps d'accès sont lents : ils oscillent entre 0,5 et 1,5 secondes. Le
confort de navigation s'en trouve légèrement altéré, et quelques
applications exigeantes parviendront difficilement à tourner
correctement. Deuxième problème : le prix. Avec 150 euros par mois et un
gros investissement de base de 2500 euros, le haut débit
"classique" par satellite est beaucoup plus cher que l'ADSL
(disponible pour environ 40 euros par mois en moyenne, frais
d'installation compris).
Mais l'ADSL n'est accessible que sur 20% du
territoire. A l'extérieur du périhpérique parisien, et à plus forte
raison en plein coeur de la province, le satellite n'a souvent qu'un seul
concurrent : la liaison spécialisée, elle même beaucoup plus coûteuse.
L'alternative satellitaire est donc à considérer de près.